Promotion de l’agriculture biologique : GRAAD Burkina met à la disposition des acteurs une base de données


Le mauvais usage des produits chimiques crée d’énormes dégâts. Ces coûts dépassent la somme totale annuelle de l’aide publique au développement accordée à la région en matière de soin de santé de base, à l’exclusion de l’aide publique pour le VIH/SIDA (PNUE, 2012).  Pour infléchir les tendances, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées au Développement (GRAAD Burkina) et le GRET Burkina ont organisé une rencontre d’échanges, le 12 octobre 2017 dans la salle de conférence de la Mairie de Dédougou, pour sensibiliser les jardiniers maraichers pour des modes de production et de transformation respectueux de l’environnement, de la biodiversité et qui constituent des solutions face au changement climatique. Il s’agissait également de mettre en lien les différents maillons de la chaîne.

Les acteurs de la Boucle du Mouhoun sensibilisés sur les cultures bio

La production maraichère biologique dans la région de la Boucle du Mouhoun était au cœur des échanges entre une trentaine d’acteurs du domaine. Des acteurs majeurs comme le Conseil National de l’Agriculture Biologique au Burkina Faso (CNABio), le Groupement d’intérêt économique Bioprotect, la Ferme École de l’Association pour la Promotion d’une Agriculture durable (APAD Sanguié) ont partagé leurs expériences avec l’ensemble des acteurs présents.

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Le Chef de Projet de GRET REPAM & le Secrétaire Exécutif du GRAAD face aux médias

Pour le Secrétaire Exécutif du GRAAD Burkina, Dr Gountiéni Damien Lankoandé, cet atelier soulève des questions de survie pour nos populations. «  Pour la productivité agricole, les entreprises et compagnies de production de semences et de pesticides sont arrivées à un niveau où ils ont convaincu que c’était le seul chemin pour accroître la productivité, dit-il. Le mauvais usage des produits chimiques dans le secteur agricole coûte en moyenne 45.000 FCFA par agriculteur par an en termes de conséquences. Aujourd’hui, notre objectif est de montrer qu’il y’a des alternatives. Le Chimique n’est pas la seule voie. On peut atteindre le même niveau de production en imitant la nature ».

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En pratique, les participants ont été sensibilisés sur les questions d’accès aux fertilisants et semences en culture  maraichère biologique, sur les avantages et contraintes des cultures biologiques et les procédures de la certification SPG des produits maraichers et sur l’écoulement des produits maraichers bio au Burkina Faso.

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Cellule Communication / GRAAD Burkina